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Marché du porc : la pression baissière s’accentue en Europe

Le recul des prix s’accentue en France sous la pression du marché européen de la viande, malgré une offre nationale toujours limitée.

France

Marché du Porc Français : Le recul du prix se poursuit et s’accentue

La semaine dernière, la séance de jeudi a enregistré une baisse maximale de 5 centimes. Les positions des acheteurs convergeaient presque toutes autour de cette nouvelle moyenne, envoyant un signal clair à l’amont. Malgré une certaine résistance, les vendeurs ont finalement dû concéder une baisse importante. Contrairement aux semaines précédentes, les acheteurs se sont également contentés de leurs quotas minimums, signe que les approvisionnements commencent à être suffisants pour couvrir leurs besoins.

Uniporc

Force est de constater que cette semaine, c’est davantage la pression du marché européen de la viande qui donne la tendance. En effet, au regard des volumes et des poids, le marché français reste dans une situation d’offre limitée. Après avoir progressé, les volumes d’abattage ont stagné la semaine dernière et les poids n’ont quasiment pas évolué. À cette période de l’année, le marché français est donc encore loin d’avoir retrouvé ses niveaux habituels.

Union européenne

En Allemagne, l’offre reste importante, mais les volumes s’écoulent régulièrement et certaines régions du sud signalent même des disponibilités plus limitées. En revanche, la forte correction du prix n’a pas véritablement relancé le commerce de la viande, qui reste peu dynamique. Cette baisse importante pourrait désormais permettre au prix de se maintenir plusieurs semaines, même si cette hypothèse reste à confirmer.

Le marché espagnol reste caractérisé par une offre limitée, même si les disponibilités et les poids progressent. Les besoins des abattoirs restent tout juste couverts, mais le contexte européen pèse désormais davantage sur le marché. La baisse des prix dans plusieurs pays réduit la compétitivité espagnole, alors que le secteur reste fortement dépendant des exportations. Après les premiers ajustements observés, la cotation reste donc rester sous pression pour les prochaines semaines afin de suivre davantage la tendance européenne.

En Belgique, le marché du porc vivant reste relativement équilibré : les abattoirs recherchent activement les animaux et les volumes disponibles s’écoulent sans difficulté. Les tensions se situent davantage sur le marché de la viande, où les prix reculent tandis que les abattoirs font état de marges de plus en plus dégradées.

En Italie, l’offre reste inférieure à la demande, mais la situation se tend sous l’effet du contexte européen. La forte baisse allemande et l’arrivée annoncée de volumes importants en provenance du nord de l’Europe exercent une pression sur les porcs non-AOP. Dans le même temps, les marges des abattoirs continuent de se dégrader, rendant les importations meilleur marché de plus en plus attractives. Les discussions restent difficiles entre éleveurs et abatteurs. À court terme, une légère évolution positive reste possible pour les porcs AOP, tandis que davantage d’incertitudes entourent le marché non-AOP.

États-Unis et Chine

Le marché américain poursuit son recul, accompagné d’une nouvelle dévalorisation des découpes, notamment du flanc et des côtes. Les abattages retrouvent un niveau proche des références historiques, tandis que les poids progressent. La demande intérieure reste le principal point de faiblesse, avec une forte concurrence du poulet, abondant et bon marché. Cette situation continue de peser sur la valorisation du porc malgré une production attendue globalement stable en 2026.

Le marché chinois reste sous pression malgré l’approche des fêtes, la demande ne suffisant pas encore à absorber les disponibilités. Du 14 au 20 septembre, le prix d’achat moyen des porcs par les abattoirs a encore reculé de 0,5 % sur une semaine et celui des carcasses de 0,3 %. Ce mouvement confirme une offre toujours lourde face à une consommation insuffisante pour provoquer un véritable retournement du marché.

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